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Revue de Presse
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Art Aujourd'hui


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Le site artfloor.com veut défricher une nouvelle clientèle pour l’art contemporain grâce à une politique de prix modérés.
 

«Découvrir les artistes de demain» :
c’est le credo des fondateurs du site, Georges Ranunkel, conseiller en management, et Geoffroy de Francony, ancien de l’École du Louvre, qui veulent rassembler un certain type d’œuvres
« ni trop théoriques comme dans l’art contemporain, ni trop décoratives, mais simplement appropriées.»

Contrairement à d’autres galeries en ligne où un nombre infini d’images sont stockées dans des bases de données multicritères, la petite équipe d’Artfloor ne travaille pas avec plus de quarante artistes à la fois, même si elle annonce avoir reçu plus de mille sollicitations en un an. Un contrat est signé pour six mois, durant lesquels une vingtaine d’œuvres sont mises en vente et régulièrement renouvelées. La commission prélevée par le site est de 35%, moins élevée que dans une galerie traditionnelle.

L’ambiance qui règne sur Artfloor est d’ailleurs davantage celle d’un atelier d’artiste. Et, comme dans un atelier, il faut prendre son temps pour trouver l’œuvre de son choix, à un prix modéré (en moyenne 600 €). On peut zoomer en avant ou en arrière, un peu comme si l’on s’approchait du tableau accroché au mur pour en apprécier certains détails.

Après une année de maturation et une année d’expérimentation (le site a été créé en octobre 2001), Artfloor affûte ses choix, petit à petit, à tâtons, avec entre autres, le 2nd Floor, créé il y a deux semaines. «Il ne s’agit surtout pas de hiérarchiser les œuvres, mais de regrouper un certain type d’œuvres qui pourraient intéresser les galeries d’art contemporain.» Artfloor peut-il devenir un repère à la fois pour les petits acheteurs (qui ne vont pas dans les galeries) et pour les galeries d’art (qui n’ouvrent pas leurs portes aux petits acheteurs) ? Les responsables affirment avoir déjà vendu une centaine d’œuvres, en majorité à des clients étrangers, pour un chiffre d’affaires global de l’ordre de 60 000 €. Les conditions de vente prévoient la possibilité de retourner l’œuvre dans la semaine si jamais elle ne plaisait pas (ou plus). Comme à La Redoute…
 

Pauline de la Boulaye
23.11.2002