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Les Echos

 


Artfloor crée de nouvelles galeries pour vendre en ligne

 

Quatre ans après sa création, le site de vente d'art en ligne réussit à se maintenir là où beaucoup de ses concurrents ont disparu. Après une montée en puissance progressive, il réalise désormais la moitié de ses ventes à l'étranger, notamment aux Etats-Unis, et a développé une clientèle d'entreprises qui va lui permettre d'atteindre la rentabilité dès l'année prochaine. L'activité est encore petite et est sensible à conjoncture comme aux variations saisonnières : une trentaine de toiles ont été vendues sur le site au mois d'octobre, un bon mois pour Artfloor.

Les prix des oeuvres commencent à 200 euros, pour les plus petites, et peuvent monter à plus de 3.000. « On veut pousser de jeunes artistes vivant en France jusqu'à ce qu'ils entrent dans des galeries ou des collections privées », explique Georges Ranunkel, cofondateur d'Artfloor avec Geoffroy de Francony.

Le site a sélectionné une cinquantaine d'artistes qui se répartissent maintenant entre la galerie contemporaine, la galerie moderne, et la galerie d'avant-garde. L'exposition est temporaire et se renouvelle au fur et à mesure, l'idée étant d'attirer l'attention des marchands d'art (notamment à l'aide d'une newsletter) sur de nouveaux talents. Les artistes ne paient rien, mais versent une commission à Artfloor, avec lequel ils ont signé un contrat d'exclusivité pour exposer sur Internet, au moment de la vente d'une toile.

Pour Artfloor, la vente sur Internet n'impose aucune limitation de taille, aucun stock ni assurance particulière, et les coûts sont a minima par rapport à une galerie ayant pignon sur rue. « On a tout automatisé pour la clientèle américaine. Désormais, on peut connaître en ligne les frais de port avec DHL au moment de l'achat », indique Georges Ranunkel.

A l'avenir, Artfloor souhaite poursuivre son développement aux Etats-Unis où il a une petite clientèle, composée surtout de banquiers et d'avocats, et dans les pays de l'Est, où de jeunes artistes restent à découvrir. Mais ce sont des entreprises que devrait venir la plus forte croissance. « Depuis l'année dernière, la loi sur le mécénat est moins contraignante et elles peuvent déduire de leur résultat le montant des oeuvres qu'elles acquittent, jusqu'à cinq pour mille de leur chiffre d'affaires s'il s'agit d'artistes vivants », souligne Georges Ranunkel.

Potentiellement moins chère mais toujours spéculative, a priori sans grand risque - il y a un droit de retour de sept jours comme pour tout produit vendu par correspondance -, la vente d'art en ligne n'est pas une utopie.

V. R.

Les Echos n° 19283 du 10 novembre 2004 • page 31
Innovation - Art